Pathologie vestibulaire
Névrite vestibulaire : un vertige brutal et prolongé
La névrite vestibulaire correspond à une atteinte brutale du nerf de l’équilibre d’une oreille. Elle provoque généralement un vertige intense et continu, accompagné de nausées et d’une grande difficulté à tenir debout ou à marcher.
Après la phase aiguë, la rééducation vestibulaire aide le cerveau à s’adapter afin d’améliorer la stabilité de la vision, l’équilibre et la marche.
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Quels sont les symptômes d’une névrite vestibulaire ?
Les symptômes apparaissent souvent brutalement. Contrairement au VPPB, le vertige ne dure pas seulement quelques secondes : il peut rester présent pendant plusieurs heures ou plusieurs jours.
Un vertige rotatoire brutal et intense.
Une sensation que la pièce tourne en permanence.
Des nausées, parfois accompagnées de vomissements.
Une difficulté importante à tenir debout ou à marcher.
Une aggravation du vertige lors des mouvements de tête.
Une vision qui semble bouger ou manquer de stabilité.
Une crise très impressionnante
Au début, la personne peut être incapable de marcher seule et devoir rester allongée. Le moindre mouvement de tête peut augmenter le vertige et les nausées.
Qu’est-ce qu’une névrite vestibulaire ?
L’oreille interne envoie en permanence au cerveau des informations sur les mouvements et la position de la tête. Ces informations passent par le nerf vestibulaire, également appelé nerf de l’équilibre.
Lors d’une névrite vestibulaire, le fonctionnement de ce nerf est brutalement perturbé d’un seul côté. Les deux oreilles n’envoient alors plus des informations identiques au cerveau.
Ce déséquilibre entre les deux côtés provoque une sensation intense de rotation, des mouvements involontaires des yeux et une perte importante de stabilité.
La névrite vestibulaire ne provoque habituellement pas de perte d’audition.
Ne pas confondre
Névrite vestibulaire ou VPPB : quelle différence ?
Névrite vestibulaire
- • vertige brutal et prolongé ;
- • sensation présente même sans bouger ;
- • grande difficulté à marcher ;
- • nausées souvent importantes ;
- • pas de baisse d’audition habituellement.
VPPB
- • vertiges de quelques secondes ;
- • déclenchés par certaines positions ;
- • vertige en se couchant ;
- • vertige en se retournant dans le lit ;
- • amélioration entre les épisodes.
Une névrite vestibulaire ne se traite pas par une manœuvre pour remettre des cristaux en place. La prise en charge repose principalement sur la récupération naturelle et la compensation vestibulaire.
La névrite vestibulaire touche-t-elle l’audition ?
Dans une névrite vestibulaire, le nerf de l’équilibre est atteint, mais l’audition est habituellement conservée.
Une baisse d’audition, des acouphènes ou une sensation inhabituelle d’oreille bouchée doivent être signalés au médecin. Ces symptômes peuvent orienter vers une autre atteinte de l’oreille interne.
Névrite vestibulaire et labyrinthite ne sont pas identiques
La labyrinthite peut associer des troubles de l’équilibre et une atteinte de l’audition. La présence de symptômes auditifs nécessite donc une évaluation médicale.
Comment évolue une névrite vestibulaire ?
Le vertige intense diminue généralement progressivement après la phase aiguë. La personne peut cependant rester instable, fatiguée ou gênée par les mouvements de tête.
Certains patients décrivent une vision floue pendant la marche, une sensation de flottement ou une difficulté dans les environnements chargés, comme les magasins ou les lieux très fréquentés.
La récupération ne dépend pas uniquement du retour du fonctionnement de l’oreille atteinte. Le cerveau doit également apprendre à mieux utiliser les informations provenant de l’autre oreille, de la vision et du corps.
Le rôle du cerveau
Qu’est-ce que la compensation vestibulaire ?
La compensation vestibulaire est le mécanisme par lequel le cerveau s’adapte à la diminution des informations provenant de l’oreille interne atteinte.
Progressivement, il apprend à mieux utiliser les informations de l’autre oreille, de la vision, des pieds, des muscles et des articulations afin de retrouver un meilleur équilibre.
Cette adaptation est favorisée par une reprise progressive des mouvements, de la marche et des activités quotidiennes. Éviter durablement tous les mouvements peut au contraire ralentir cette récupération.
Que recherche le bilan vestibulaire ?
Le bilan permet d’évaluer les conséquences de l’atteinte vestibulaire sur la stabilité de la vision, l’équilibre et la marche.
Il recherche également les mouvements ou les situations qui provoquent encore des symptômes : tourner rapidement la tête, marcher dans l’obscurité, regarder autour de soi en marchant ou se déplacer dans un environnement visuel chargé.
Les exercices sont ensuite choisis en fonction des difficultés observées et adaptés progressivement à la récupération.
En quoi consiste la rééducation vestibulaire ?
La rééducation repose sur des exercices progressifs et personnalisés. Le but n’est pas de réaliser une manœuvre unique, mais d’entraîner le cerveau à retrouver une réponse plus efficace lors des mouvements et des déplacements.
Stabiliser la vision
Des exercices spécifiques aident à retrouver une vision plus stable pendant les mouvements de tête.
Retrouver l’équilibre
Le travail postural permet d’améliorer progressivement la stabilité debout, pendant la marche et dans les situations du quotidien.
Réduire la gêne liée aux mouvements
Une exposition progressive aux mouvements aide le cerveau à mieux tolérer les situations qui provoquent encore des sensations de vertige ou d’instabilité.
Reprendre confiance
La rééducation permet de reprendre progressivement les déplacements, les activités habituelles et les mouvements de tête sans les éviter.
Des exercices adaptés à votre niveau
Les exercices peuvent provoquer une gêne légère et temporaire. Ils sont ajustés afin de stimuler la récupération sans placer le patient dans une situation excessive ou dangereuse.
Pourquoi reprendre progressivement les mouvements ?
Après une crise intense, il est naturel d’avoir peur de bouger la tête ou de marcher sans appui. Cette prudence est compréhensible pendant la phase aiguë.
Lorsque l’état médical le permet, la reprise progressive des mouvements aide cependant le cerveau à se réorganiser. La marche, les mouvements de tête et les activités quotidiennes participent à la compensation vestibulaire.
La progression doit tenir compte du risque de chute, de la fatigue et de l’intensité des symptômes.
Un vertige brutal nécessite d’abord un avis médical
Lorsqu’un vertige intense apparaît brutalement et dure plusieurs heures, il ne faut pas conclure seul à une névrite vestibulaire. D’autres causes doivent parfois être éliminées par un médecin.
Demandez rapidement un avis médical en présence notamment de :
- • faiblesse ou perte de sensibilité d’un côté du corps ;
- • difficulté soudaine à parler ou à comprendre ;
- • vision double inhabituelle ;
- • mal de tête brutal et inhabituel ;
- • perte de connaissance ;
- • impossibilité soudaine de tenir debout ou de marcher ;
- • apparition d’une baisse d’audition.
Questions fréquentes
Vos questions sur la névrite vestibulaire
Combien de temps dure une névrite vestibulaire ?
Le vertige intense est généralement maximal au début, puis diminue progressivement. Une instabilité, une fatigue ou une gêne lors des mouvements de tête peuvent néanmoins persister pendant plusieurs semaines. La récupération varie selon les personnes.
La névrite vestibulaire provoque-t-elle une baisse d’audition ?
La névrite vestibulaire ne provoque habituellement pas de baisse d’audition. Une diminution de l’audition, des acouphènes ou une sensation d’oreille bouchée doivent être signalés au médecin, car ils peuvent orienter vers une autre cause.
Quelle est la différence entre une névrite et un VPPB ?
La névrite vestibulaire provoque généralement un vertige brutal et prolongé, présent même sans changer de position. Le VPPB provoque plutôt des vertiges très courts déclenchés par certains mouvements, par exemple en se couchant ou en se retournant dans le lit.
Faut-il éviter de bouger la tête ?
Pendant la phase la plus aiguë, les mouvements peuvent être difficiles. Ensuite, une reprise progressive des mouvements est généralement importante pour aider le cerveau à s’adapter. Les exercices doivent être choisis selon votre état et vos capacités.
Pourquoi suis-je encore instable alors que le vertige tourne moins ?
La diminution du vertige ne signifie pas toujours que l’équilibre et la stabilité visuelle sont immédiatement revenus à la normale. Le cerveau doit encore apprendre à compenser la diminution des informations provenant d’une oreille interne.
La névrite vestibulaire peut-elle récidiver ?
Une récidive est possible, mais un nouvel épisode de vertige ne doit pas être automatiquement attribué à une ancienne névrite. Un nouveau bilan médical ou vestibulaire peut être nécessaire pour en déterminer la cause.
Rééducation vestibulaire à Chartres
Vous restez instable après une névrite vestibulaire ?
Un bilan permet d’évaluer la stabilité de votre vision, votre équilibre et votre marche afin de construire une rééducation progressive.
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